Les lieux de mémoire européens appellent au respect de leur indépendance
26 sites européens, dont Kazerne Dossin, signent une déclaration commune
Malines, 15/07/2026 – Vingt-six lieux de mémoire européens, liés aux crimes des nazis, des fascistes et de leurs complices pendant la Seconde Guerre mondiale, ont signé une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment leur indépendance vis-à-vis des autorités politiques comme condition de leur mission sociétale. Kazerne Dossin figure également parmi les signataires.
Alors que les survivants et des témoins directs disparaissent progressivement, la “Declaration of European Memorials” (ci-jointe) stipule que les lieux de mémoire, portent une responsabilité durable : maintenir l’intérêt pourle passé, stimuler la réflexion dans la société contemporaine, et signaler et résister à la déshumanisation, au racisme, à l’antisémitisme et à la xénophobie là où ils se manifestent.
Commémorer est une mission active et continue : ce n’est pas un chapitre clos. À mesure que les témoins se font plus rares, la responsabilité des lieux de mémoire gagne en importance. Ils restent des lieux pour les questions difficiles, fondés sur des recherches rigoureuses et des preuves historiques, et s’expriment lorsque cela est opportun.
L’indépendance n’est pas une faveur, mais une condition. L’autonomie intellectuelle et morale des lieux de mémoire – par rapport aux autorités politiques locales, régionales, nationales et européennes – ne doit pas être soumise à des pressions politiques ou budgétaires. C’est la seule façon pour eux de conserver leur position critique, y compris à l’égard des développements politiques actuels et des discours de haine.
Cette indépendance est un intérêt partagé. En tant que gardiens d’une histoire qui a marqué l’Europe entière, l’autonomie des lieux de mémoire n’est pas une affaire interne aux organisations et à leurs administrateurs.